LES FORMATIONS

 

Les formations courtes

Les formations courtes, en général deux ou trois années d'études, concernent les secteurs des affaires, de l'industrie ou des services. Ces formations sont en général dispensées par des instituts pluridisciplinaires rattachés aux universités ou des écoles spécialisées.
Les cursus intègrent toujours des stages en entreprises et ces formations offrent de réelles perspectives sur le marché du travail. Une sélection rigoureuse est de règle pour les rejoindre.

Le brevet de technicien supérieur (BTS)

Dispensés dans les sections de technicien supérieur (STS) des lycées professionnels, les études de technicien supérieurs s'étalent sur 2 années (120 ECTS). Elles ont vocation à former des cadres intermédiaires dans l'une des 145 spécialités existantes. A l'issue de cette formation, plus de 30 % des diplômés poursuivent leurs études (universités, écoles d'ingénieur, écoles de commerce).

Le diplôme universitaire de technologie (DUT)

Ce diplôme est délivré par les 116 Instituts universitaires de technologie (IUT), tous rattachés à une université publique. Destinée à former des cadres techniques intermédiaires en 2 années universitaires, la formation en IUT permet également de poursuivre ses études, en licence professionnelle par exemple. Un choix qu'effectue environ 80 % des diplômés.

Le diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques (DEUST)

Le DEUST est un diplôme à vocation professionnelle, préparé à l'université en 2 ans. Chaque spécialité est unique et créée en fonction de l'économie locale, il en existe environ 80. Les contenus sont souvent arrêtés avec des entreprises et des collectivités locales. Des professionnels interviennent dans la formation. La poursuite d'études, principalement en licence professionnelle, est possible.

La licence professionnelle

La licence professionnelle est délivrée après une année d'étude aux étudiants justifiant de deux années d'études supérieures validées. Les formations sont le fruit d'un partenariat entre universités, entreprises et branches professionnelles, et les enseignants eux-mêmes sont souvent des professionnels en exercice. Cette licence est l'une des meilleures formations qualifiantes françaises en vue de l'insertion professionnelle.

Les formations longues

Les formations longues sont dispensées par les universités, les “grandes écoles” et les écoles spécialisées, elles sont organisées différemment selon le type d'établissement.

A l'université

Les études sont organisées autour de 3 niveaux (ou grades) :

  • Licence : (3 années d'études) correspondant à 6 semestres et validée par l'obtention de 180 crédits ECTS.
  • Master : (5 années d'études), soient 4 semestres supplémentaires validés par l'obtention de 120 crédits ECTS.

Deux voies sont proposées : le master "recherche" (ancien DEA) conduit normalement au Doctorat alors que le master "professionnel" (ancien DESS) précède l'entrée dans la vie active.
En fonction de leurs parcours préalables dans l'enseignement supérieur, les étudiants étrangers peuvent rejoindre directement les classes de Master pour effectuer une ou deux années de spécialisation.

Dans les Grandes Ecoles et les écoles spécialisées

Les formations longues au sein des "grandes écoles" s'effectuent en 5 ans, incluant deux années de préparation initiales, suivies dans l'établissement lui-même ou dans des classes préparatoires au sein d'établissements secondaires.
Ces classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE),  souvent appelées "prépa"  et réputées pour l'exigence de leurs enseignements, permettent de présenter à l'issue des deux années plusieurs concours d'admission en vue d'intégrer une ou plusieurs "grandes écoles".
A l'issue de ces 5 années, les étudiants reçoivent le diplôme de leur école ainsi que le grade de Master.
Dans les écoles spécialisées ne relevant pas du secteur public, c'est le diplôme propre à l'école qui est délivré à l'issue des études, il ne confère alors pas nécessairement le grade de Master.

Ecoles et formations doctorales

Comme dans l'ensemble des pays développés, le système d'Enseignement supérieur et de Recherche publics français est largement ouvert à l'international. L’ampleur des collaborations est illustrée par la part des publications françaises - près de la moitié - cosignées par au moins un partenaire étranger.

La recherche

La France consacre plus de 2 % de son PIB (soit une quarantaine de milliards d’euros) aux activités de recherche publique et privée. On recense près de 70 000 doctorants (un tiers sont des étrangers) et plus de 200 000 chercheurs, dont près de la moitié exercent dans les écoles et institutions du secteur public. 
Des prix prestigieux récompensent la recherche française. En 2008, deux français , Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, de l'Institut Pasteur, ont été récompensés par le Nobel de Médecine pour leurs travaux portant sur la découverte du rétrovirus responsable du SIDA. Jean-Marie Le Clezio a également reçu le Prix Nobel de Littérature en 2008. En Physique et en Chimie, le Prix Nobel a récemment récompensé  Georges Charpak, Claude Cohen-Tannoudji, Albert Fert ou Yves Chauvin.
Sur les 52 lauréats de la médaille Fields, 11 sont français dont Cédric Villiani et Ngo Bao-Chau, récompensés en 2010 après Laurent Lafforgue et Wendelin Werner.
Le prix Abel, pour les Mathématiques, créé en 2003, compte déjà trois lauréats français : Jean-Pierre Serre, Jacques Tits et Misha Gromov.

La formation doctorale

Plus de 300 écoles doctorales, animées par 62 000 enseignants-chercheurs, assurent la formation à la recherche, en étroite liaison avec plus de 1200 laboratoires de recherche.
La formation s’effectue au sein d’une équipe ou unité de recherche (UR), rattachée à une école doctorale (ED), sous le contrôle et la responsabilité d’un directeur de thèse. Majoritairement rattachées aux universités, les écoles doctorales fédèrent des équipes de recherche autour des thématiques scientifiques.
Environ 10 000 thèses sont soutenues chaque année en France, la proportion de doctorants étrangers est en nette hausse.
Tous les étudiants titulaires du grade de Master ou titulaire d'un diplôme étranger correspondant à ce niveau peuvent être candidat au doctorat. La formation dure, en principe, 3 ans et permet l’obtention, après soutenance d’une thèse, du grade de Docteur.
Le financement de la thèse est très souvent un pré-requis pour l’inscription en doctorat.

Les écoles doctorales

Les écoles doctorales, placées sous la responsabilité des établissements  d’enseignement supérieur, fédèrent un ensemble d'équipes de recherche qui prennent en charge la formation des doctorants :

  • elles offrent un encadrement scientifique de haut niveau, une préparation à l'insertion professionnelle et une formation professionnelle ouverte sur la diversité des métiers de la recherche ;
  • elles organisent l’encadrement doctoral dans la préparation et le suivi de la thèse.

Les étudiants doctorants salariés par leur établissement d'accueil bénéficient des nouvelles dispositions destinées à favoriser le séjour des scientifiques étrangers en France (Visa et titres de séjour spécifiques).

Les études de médecine

Les études de médecine ont fait l’objet d'une profonde réorganisation entrée en vigueur en 2010-2011, en particulier concernant l'accueil des étudiants internationaux.
Les études de médecine, de pharmacie et d'odontologie sont assurées par des universités associées à des hôpitaux importants, les CHU (centres hospitaliers universitaires). Il en existe une trentaine en France.
Un étudiant étranger (hors UE) ne peut en aucun cas rejoindre des études médicales en cours de cursus. L'étudiant étranger (hors UE) n’ayant pas encore obtenu un diplôme de médecine dans son pays, doit, quel que soit son niveau d’études, suivre la 1re année du 1er cycle (PAES depuis 2010) et réussir le concours de fin d’année. Il intègre alors le niveau équivalent à celui qu’il avait atteint dans son pays.
Les étudiants européens titulaires d’un diplôme de fin de deuxième cycle d'études médicales ou d’un titre équivalent et les étudiants étrangers ayant validés le deuxième cycle des études médicales intégralement suivies en France effectuent en revanche leurs spécialisations (TCEM – Troisième cycle d'études médicales) normalement (épreuves nationales de classement puis internat).

Le concours de l'internat à titre étranger

Le concours de l'internat à titre étranger (ouvert aux docteurs en médecine non ressortissants de l'UE) permet d'obtenir le DES après un internat de 4 ans (disciplines médicales) ou 5 ans (chirurgie). Il concerne les spécialités médicales, l'anesthésie-réanimation, la biologie médicale, la gynécologie-obstétrique, la santé publique, la psychiatrie et la chirurgie. En 2010, 20 postes d'internes étaient proposés à ce titre (aucun en chirurgie). La liste des postes offerts au concours est connue en février, la date limite de candidature fixée à la fin du mois de mars.

Des diplôme de spécialisations spécifiques pour les médecins étrangers

Des diplômes de spécialisations ont été crées spécifiquement pour les médecins étrangers (hors UE), les premières promotions sont mises :

  • le DFMS (diplôme de formation médicale spécialisée), obtenu après 2 à 6 semestres d'études. La formation est ouverte aux médecins en cours de spécialisation dans leur pays d'origine.
  • le DFMSA (diplôme de formation médicale spécialisée approfondie), obtenu après 1 à 2 semestres. La formation est ouverte aux médecins déjà titulaires d'une spécialité.

Le nombre de places offertes est fixé pour chaque discipline et spécialité par arrêté ministériel. Les candidats doivent satisfaire à des épreuves de sélection (dont un test linguistique). Ces épreuves sont organisées sur place par les services culturels dans Ambassade de France, dans le courant du premier trimestre.
Dans tous les cas les études médicales requièrent un très bon niveau de français (Dalf B2 au moins) de la part des candidats.