DEROULEMENT DES ETUDES

 

Contrôle des connaissances, validation des acquis

Le contrôle des connaissances

Deux  types de contrôle des connaissances coexistent dans l'enseignement supérieur français :

  • le contrôle continu, qui permet de valider les acquis au cours d'épreuves réparties tout au long de l'année dans chaque matière enseignée.
  • les examens, qui regroupent le contrôle des connaissances pour l'ensemble des matières sur quelques jours. Il s'agit alors d'un examen complet, répété deux fois dans l'année.

A l'université, les cours sont regroupés le plus souvent sous forme de modules (groupes cohérents de matières) capitalisables : le diplôme va comporter "n" modules : certains sont obligatoires, d'autres optionnels. Ces modules sont obtenus une fois pour toutes.

La validation des acquis de l'expérience

Il s'agit d'un ensemble de dispositifs réglementaires visant à faire valider les acquis de l'expérience de chacun en vue d'obtenir ou faire valider un diplôme, un titre ou un niveau de qualification.
Le candidat doit remplir un dossier détaillant son expérience professionnelle et les compétences acquises. Ce dossier est ensuite présenté à un jury qui décide de le valider en tout ou partie. En cas de validation partielle des acquis, des prescriptions sont alors proposées au candidat .
Ces dispositifs sont fréquemment employés par les universités pour déterminer  et valider le niveau auquel correspond en France le cursus préalable des étudiants étrangers souhaitant s'y inscrire.
Il existe en pratique deux procédures distinctes, l'une (VAP 85) permet d'accéder directement à une formation après validation du parcours antérieur, l'autre (VAE) permet d'obtenir tout ou partie d'un diplôme en certifiant les acquis du candidat.

 

Diplômes et équivalences

Le même système est décliné et harmonisé dans toute l'Union européenne.

Les diplômes

L’enseignement supérieur français applique le système appelé "LMD" pour "Licence – Master - Doctorat", commun à la plupart des pays de l'Union Européenne. Ce système est destiné à faciliter la mobilité étudiante à l’intérieur de l’Europe comme dans le reste du monde.
L'attribution des diplômes structurés autour de cette architecture commune (L-M-D) est basée sur le nombre de semestres d’études accomplis depuis l’entrée dans l’enseignement supérieur et leur correspondance en crédits ECTS :

  • Licence : nécessite 6 semestres d'études aboutissant à l'obtention de 180 ECTS (3 années d’études).
  • Master : nécessite  ensuite 4 semestres d'études autorisant l'obtention de 120 ECTS supplémentaires (5 années d’études  en tout - 300 ECTS).
  • Doctorat : normalement obtenu après 16 semestres (soit 8 années d’études).

ECTS : Le système européen de transfert de crédit :
La validation internationale des diplômes et des formations repose, au sein de l'Union Européenne, sur un système de crédits communs, appelé ECTS (Système Européen de Transfert de Crédits - European Credits Tranfer System). Les crédits ECTS obtenus sont capitalisables et transférables, par exemple dans le cas d'un parcours d'études à travers plusieurs établissements européens.

Les diplômes nationaux de l’enseignement supérieur français sont soumis au contrôle de l’Etat :

  • les diplômes nationaux délivrés par les universités et les autres établissement publics (écoles nationale d'art, écoles nationales d'architecture…) exigent le respect de critères de qualité qui s'imposent à tous et possèdent la même valeur quel que soit l’établissement qui les délivre.
  • le diplôme d’ingénieur est un diplôme national et les écoles qui le délivrent sont habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI).
  • une habilitation analogue existe pour les écoles de commerce et de management reconnues par l’État, dont les diplômes sont visés par le ministère de l’Éducation nationale. Certaines de ces écoles ont également obtenu des labels ou des accréditations internationales (Equis, AACSB par exemple).
  • les écoles d’art, les écoles spécialisées sont également soumises à des certifications nationales.

Les équivalences

Il n'existe pas en France d'équivalence automatique entre diplômes étrangers et diplômes français. Chaque établissement détermine ses propres critères d'admission, en fonction du parcours préalable de l'étudiant et des exigences de la formation envisagée. Cela permet de constituer des promotions homogènes et de garantir le niveau des formations dispensées.

ENIC NARIC FRANCE peut établir une reconnaissance de niveau atteint dans le système éducatif étranger par rapport au système français. Cette attestation ne constitue pas une équivalence, mais elle est parfois demandée par les établissements d'enseignement supérieur.

 

Organisation des cours

Calendrier universitaire

En France, l'année universitaire commence au mois de septembre ou d'octobre et se termine en mai ou en juin, selon les établissements et les formations suivies.
L'année universitaire est coupée par des vacances, en particulier deux semaines au moment des fêtes de fin d'année (Noël et jour de l'an).
Les deux semestres sont séparés par une courte période d’interruption, après les évaluations et jurys du premier semestre.
Les vacances d'été durent plus de deux mois et incluent toujours  les mois de juillet et d'août.

Les cours

Dans l'enseignement supérieur français, universités en particulier, on distingue deux types de cours.

  • Les cours magistraux 
    Il s'agit de cours en amphithéâtre de 100 à 1000 places, sous forme d'exposé par un professeur où l'étudiant prend des notes. Ces cours font souvent l'objet de brochures éditées par les professeurs et disponibles en fin de session pour la préparation des examens.

  • Les travaux dirigés et les travaux pratiques
    Les TP (Travaux Pratiques) et les TD (Travaux Dirigés) ont lieu en groupes restreints. Ils illustrent les cours magistraux par la mise en pratique et l'approfondissement des connaissances théoriques exposées dans les cours magistraux. Ils sont obligatoires, au contraire des cours magistraux.

Dans les formations professionnalisées à l’université (DUT, licences et masters professionnels), des stages, des périodes d’activité en entreprise ainsi que des TP et des TD sont proposés.